Je suis le musicien à l’origine de ChordAlyser. Avec ce projet, je défends une idée simple : comprendre la musique devrait agrandir le plaisir de jouer. Donner des noms aux choses, oui. Mais surtout donner envie d’aller les entendre.

L’oreille d’abord. La curiosité, toujours.

Il y a des accords que l’on aime avant de savoir les nommer. Des passages que l’on rejoue parce qu’ils provoquent quelque chose. Une tension, une respiration, une lumière qui change. L’harmonie commence aussi là, dans cette rencontre très concrète entre un geste et un son.

ChordAlyser veut établir un passage entre cette expérience et les connaissances musicales. Entre ce que l’on pressent et ce que l’on peut examiner. Entre une couleur qui plaît et plusieurs manières de la faire vivre dans un morceau.

Comprendre sans enfermer

Une fonction harmonique n’est pas une consigne. Une cadence n’est pas une obligation. Une proposition de résolution est un chemin possible, que l’on peut emprunter, détourner ou laisser de côté.

C’est pour cette raison que le logiciel met les alternatives en regard. Le GPS ouvre des directions. Le détail d’un accord révèle ses extensions. Les voicings font entendre plusieurs façons de disposer les mêmes idées musicales. La décision reste une affaire d’écoute.

Je veux que ChordAlyser aide à poser de meilleures questions à la musique — et donne envie d’aller chercher les réponses sur son instrument.

Un moteur décisionnel au service d’une intention

Le cœur harmonique utilise des catalogues, des règles musicales et des critères de classement. Il rapproche des notes, identifie des fonctions et compare des chemins. Cette construction permet de relier les propositions à une logique que l’on peut étudier : notes communes, mouvement des voix, préparation, tension, résolution.

Ce n’est pas un générateur de morceaux piloté par un prompt. C’est un atelier dans lequel on peut regarder de plus près, écouter plusieurs options et faire ses propres choix.

Un projet indépendant qui se construit avec ses musiciens

La bêta est l’occasion de confronter cet atelier à des pratiques différentes : composer une chanson, travailler un standard, préparer un cours, chercher une modulation, expérimenter avec des accords que l’on connaît mal.

Votre regard compte autant sur ce qui fonctionne que sur ce qui résiste. Une suggestion incompréhensible, un parcours trop long, une couleur qui donne envie de continuer : tout cela peut aider à faire progresser le projet. Si cette approche vous parle, venez prendre part à l’aventure.